Un outil thérapeutique pour traiter les traumatismes et résoudre les symptômes liés à des événements passés
Cadre de l’accompagnement EMDR :
L’EMDR n’est jamais proposée de manière automatique. Un premier entretien permet d’évaluer si cette approche est adaptée à votre situation et de définir un cadre de travail respectueux de votre rythme et de votre sécurité psychique.
QU’EST-CE QUE L’EMDR ?
L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), en français « Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires », est une méthode psychothérapeutique mondialement reconnue par la communauté scientifique et par de nombreuses instances telles que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ou l’American Psychiatric Association.
En France, elle est la seule, avec les thérapies comportementales et cognitives, dont l’usage est officiellement recommandé pour le traitement de l’état de stress post-traumatique par la Haute Autorité de Santé (HAS) depuis juin 2007.
L’EMDR est une thérapie reconnue, notamment utilisée dans le traitement des traumatismes.
Elle peut être indiquée en cas d’événements traumatiques, d’anxiété persistante, de souvenirs envahissants ou de réactions émotionnelles difficiles à apaiser.
À QUI S’ADRESSE L’EMDR ?
La thérapie EMDR s’adresse à toute personne ayant vécu des événements de vie difficiles ou des traumatismes – qu’ils soient « grands » ou « petits » – provoquant des perturbations émotionnelles et des comportements inadaptés au présent.
Elle est également indiquée pour les personnes confrontées à la violence, à la souffrance ou à des situations potentiellement traumatiques dans leur vie personnelle ou professionnelle.
Le traumatisme, qu’il soit avec un grand « T » ou un petit « t », désigne toute expérience de vie qui continue d’avoir un impact négatif dans le présent (EFPE, 2014).
Il peut s’exprimer par :
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Cauchemars,
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Phobies, angoisses, attaques de panique,
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Perte de contrôle de soi et baisse de l’estime de soi,
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Réactions et comportements inadaptés aux événements réels,
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Douleurs physiques et somatisations,
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Agitation, irritabilité,
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Dépression,
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Addictions (alcool, nourriture, jeux…),
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Difficultés relationnelles ou affectives,
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Isolement,
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Problématiques sexuelles,
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Impossibilité d’établir une relation affective satisfaisante,
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Problèmes d’adaptation en société.
COMMENT FONCTIONNE L’EMDR ?
Lorsqu’un événement traumatique survient, il peut rester « figé » dans le système nerveux avec les sons, les sensations et les pensées associées.
Ces traces non traitées sont à l’origine de pensées négatives, de somatisations et d’émotions intenses comme l’impuissance, la peur, la panique ou la colère.
Au lieu de se rappeler simplement l’événement, la personne le revivra comme s’il se produisait à nouveau dans le présent.
Les stimulations bilatérales alternées (mouvements oculaires, tapotements, sons) permettent de débloquer le système nerveux : le cerveau peut retraiter l’expérience et la relier à d’autres souvenirs plus apaisés.
Le passé douloureux devient alors source d’apprentissage et cesse d’être revécu comme une menace actuelle.
L’EMDR permet ainsi :
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une diminution de l’intensité des émotions,
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une résolution des déséquilibres psychocorporels,
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une intégration des souvenirs dans la mémoire,
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une restauration de l’estime de soi,
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une meilleure capacité d’auto-régulation dans la vie quotidienne.
Le patient reste acteur et maître de son processus : l’EMDR s’adapte à son rythme, en fonction de ses ressources internes.
Quand l’EMDR n’est pas indiquée (ou pas tout de suite)
L’EMDR est une thérapie efficace, mais elle n’est pas adaptée à toutes les situations, ni à tous les moments de la vie.
C’est pourquoi un premier entretien est toujours nécessaire avant de commencer.
Dans quels cas l’EMDR peut être reportée ?
L’EMDR peut être différée lorsque la personne traverse une période de grande fragilité, par exemple :
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une souffrance psychique très intense ou une crise aiguë,
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des idées suicidaires actuelles,
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une consommation importante d’alcool ou de substances,
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une grande instabilité émotionnelle.
Dans ces situations, la priorité est d’abord de sécuriser, d’apaiser et de renforcer les ressources, avant d’envisager un travail plus en profondeur.
Dans quels cas l’EMDR n’est pas indiquée ?
L’EMDR n’est généralement pas proposée lorsque la personne traverse un épisode psychotique non stabilisé (perte de contact avec la réalité, confusion importante) ou lorsque les capacités de stabilisation ne sont pas suffisantes.
Dans ces cas, une autre forme d’accompagnement est plus adaptée.
Et si j’ai vécu des traumatismes complexes ?
Lorsque les expériences difficiles ont été répétées ou précoces, l’EMDR reste possible, mais elle demande:
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plus de préparation,
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un rythme plus progressif,
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parfois des adaptations spécifiques.
Le travail se fait alors étape par étape, sans brusquer le psychisme.
Pourquoi ce temps d’évaluation est important
Le but de l’EMDR n’est pas de revivre les événements difficiles, mais de permettre au cerveau de les retraiter en toute sécurité.
Commencer trop vite ou au mauvais moment pourrait être inconfortable, voire inutile.
C’est pourquoi le premier rendez-vous permet de :
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comprendre votre situation,
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vérifier si l’EMDR est adaptée,
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et, le cas échéant, proposer une autre forme d’accompagnement.
À retenir
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L’EMDR est une thérapie efficace, mais elle n’est jamais automatique.
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Elle s’adapte à la personne, et non l’inverse.
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Parfois, prendre le temps est déjà une première étape thérapeutique.
Un premier rendez-vous permet d’évaluer si l’EMDR est adapté à votre situation
RÉFÉRENCES PROFESSIONNELLES
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Ysé Marchand – Psychologue clinicienne diplômée d’État
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Praticienne EMDR Europe certifiée (2016)
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N° SIRET : 800 677 221 00015
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Inscrite au répertoire ADELI
LIENS :
Vidéo : E.M.D.R et troubles du sommeil

